Méthode périostique

La ré-information périostique

Cette méthode de travail ne modifie en rien la méthode de Maurice Raymond Poyet et la somatopathie de Pierre Camille Vernet. Elle n’en est que le simple prolongement. Cette pratique n’est aussi que l’aboutissement de soins quotidiens effectués sur des patients durant plus de 7 années avec les procédés classiques enseignés dans l’école de Pierre Camille Vernet (Méthode Poyet et somatopathie).

Cependant au fil du temps, Serge Maniey a été confronté à maintes récurrences sur des lésions primaires de l’os, qui dans certains cas précis, malgré ses connaissances en Poyet et en somatopathie, ne permettaient pas un rétablissement total de la physiologie articulaire et tissulaire. D’autre part, de par son expérience personnelle, en 2008 lui est apparue une douleur très vive qui s’est réveillée sur son talus gauche, empêchant certains mouvements dans sa pratique quotidienne de l’aïkido. Aucune des techniques, tant la méthode Poyet ou la somatopathie, n’avait restitué parfaitement le mouvement articulaire initial de cette cheville. Les douleurs très intenses situées au niveau de l’articulation talo calcanéenne bloquaient totalement sa cheville dans le sens de la flexion plantaire : cette cheville avait eu 3 fractures et un nombre incalculable d’entorses. Grâce à ce procédé, Serge a retrouvé petit à petit une mobilité parfaite de cette dernière. Au fil de sa pratique, il s’est approprié certaines méthodes manuelles de compressions osseuses enseignées par Yannick Aussage, et a réussi empiriquement à développer, grâce à une certaine compréhension intuitive de la statique corporelle et de la forme osseuse, une technique qu’il a dénommée « la ré-information périostique ». Ses recherches singulières sur l’embryologie y ont également grandement contribué.

La méthode

L’intérêt de cette méthode est sa simplicité d’utilisation et la phénoménologie des résultats.  En 2 séances, pour la plupart des cas, les pathologies articulaires et leur adaptation y sont résolues. Certaines tendinites insolubles depuis 15 années sur des coxo-fémorales, des olécranes, ou nombre d’épines calcanéennes ont été, grâce à ce procédé, résolues en une seule séance seulement. Ce qui est frappant, avec ce protocole, c’est la sensation incroyable des patients sur la modification proprioceptive de leurs appuis, mais aussi de l’immédiateté du résultat à la fin de la séance. Immédiateté tant sur la douleur que sur le rétablissement physiologique de l’articulation, ainsi que sur la rééquilibration globale du schéma corporel. Certaines personnes ont enlevé d’elles mêmes ou ont fait refaire leurs chaussures orthopédiques qui d’un coup ne se trouvaient plus appropriées, tandis que d’autres ont re-déroulé leur pied comme si de rien n’était, malgré une arthrodèse de la cheville. Ou encore des épaules soi-disant bloquées par des calcifications anciennes, ont retrouvé leur mobilité initiale juste à la fin du soin. D’autres personnes encore se sont relevées de la table, n’ayant absolument plus du tout les mêmes douleurs qu’auparavant, sans avoir été du tout touchées à ces endroits douloureux avec une posturologie différente.

Cela démontre 2 principes

La surprise de taille de ce travail, que Serge a eu la chance de découvrir empiriquement et a posteriori, est confirmée par les schémas de l’évolution osseuse et cartilagineuse des points d’ossification définitifs. En effet, pour permettre la juste évolution physiologique de la croissance de la structure, certains endroits s’ossifient avec une chronologie très différente (de 6 mois in utero à 25 ans). Cette méthode de ré-information périostique rééquilibre exactement ces endroits stratégiques de la structure alors que les cartilages de croissance n’existent plus.

Cette méthode permet véritablement de revenir à une forme de travail local de base, indispensable pour affiner sans cesse la complexité et la richesse infinie des adaptations successives que peuvent engendrer toutes structures corporelles dans le vivant.

Développements embryonnaires jambe et bras

Aparté sur les appareils d’orthodontie et leurs incidences posturales et structurelles

De nombreuses douleurs cervicales, dorsales et lombaires inexpliquées sont provoquées par une adaptation disproportionnée de la posture corporelle suite à la pose d’appareils d’orthodontie et parfois compensées par des semelles orthopédiques. Non pas qu’il ne faille pas utiliser ces méthodes, mais souvent la pose d’appareil est faite selon des empreintes dentaires et occlusales.  Or aucune relation n’est faite entre le basion de l’occiput et les ptérygoïdes,  les masses latérales contenant les condyles occipitaux et les palatins. Une contrainte dans le massif facial (écarteur de palais, bagues, barre de contention) mettra en lésion ou du moins en sur-adaptation une partie de la base crânienne, certaines cervicales, le diaphragme de Bourgery, adaptant profondément et durablement l’attitude posturale du corps.

Déformations du crâne

Souvent après la naissance, certains crânes de nouveau-nés comme l’image ci-contre, sont désaxés parce qu’ils ont dû s’adapter grandement aux pressions des contractions, aux forceps, à la ventouse, ou à la césarienne.

La base et la périphérie se développent en s’adaptant mutuellement de la base à la voûte et de la voûte à la base pendant la construction osseuse de l’enfance. Ce développement tient compte aussi de la statique verticale de l’enfant en relation avec la gravité terrestre. Lors de l’apparition des dents définitives, il y a encore une finalisation de l’adaptation du massif facial et de la mandibule, lorsque le système articulaire des dents achève l’harmonisation de la base et de la voûte. Mais lorsque l’on enlève trop précocement des prémolaires définitives pour créer plus d’espace dans le massif facial, il peut y avoir des arcades faciales qui s’effondrent, sur-adaptant en particulier l’os palatin dans une torsion pathologique et mettant en permanence des micro-lésions adaptatives sur le basion et les cervicales.

   

La posture globale du corps s’en trouve donc totalement bouleversée et  pour compenser la posture déséquilibrée du bassin le plus souvent, on va donc préconiser des semelles orthopédiques.

Ceci va alors “fixer” l’adaptation structurelle du corps et créer des douleurs et postures adaptatives récurrentes jusqu’à la déformation profonde de certaines pièces osseuses.

Désaxement du crâne d’un nouveau né
Adaptation et torsion intrinsèque de l’os occipital

Résultats avec la méthode périostique

Les séances en périostique et en méthode Poyet, permettent de rééquilibrer en partie ou totalement à partir de la ré-information du périoste de certaines pièces osseuses du corps et du crâne l’ensemble postural du corps. Ce qui serait préconisé serait de le faire avant la prise d’empreintes dentaires. Parfois un travail strictement occlusal et postural qui n’est pas de la compétence du praticien E.T.I.M.I. est nécessaire et doit être fait par un dentiste ou un orthodontiste ayant étudié une formation de posturologie occlusale. 

On voit sur la photo ci dessous comment une barre de contention mandibulaire peut modifier le schéma corporel.

Avant et après séance pour des douleurs cervicales et lombaires
Empreintes d’appuis plantaires avant, après et 3 semaines après une séance périostique