Somatopathie

Conception de la somatopathie

La somatopathie est une approche manuelle et informationnelle, inspirée directement des enseignements et travaux de Maurice-Raymond POYET. Fondateur de la somatopathie, Pierre Camille VERNET a re-visité, confirmé et amélioré cette approche manuelle et informationnelle avec une compréhension pionnière sur les somatisations et les émotions vécues, soit personnellement soit transmises entre générations. En grec ancien « Soma » désigne le corps. Une douleur somatique a pour origine, soit une lésion organique (blessure, traumatisme physique, etc.), soit une souffrance psychique, soit les deux à la fois. En ce qui concerne le concept de somatisation, cela correspond au ressenti ou à l’expression d’une souffrance physique en réponse à un stress ou un traumatisme psychique. On parle de maladie psychosomatique lorsqu’une pathologie physiologique ou structurelle semble avoir pour cause un problème psychique ou émotionnel.

Éric Maniey et son frère Serge peuvent d’autant mieux en parler puisqu’ils ont été les témoins et les acteurs privilégiés des nombreuses découvertes depuis le début de l’école dans les années 2000. L’approche et la vision personnelle de Serge Maniey à propos de l’embryologie permet aussi de donner, a posteriori de ces découvertes, enfin un début d’explication scientifique et rationnelle sur cette méthode énergétique informationnelle et sensorielle. 

Ce procédé révolutionnaire ne nécessite que peu de séances (2 voire 3 en moyenne), est d’une innocuité totale dans le sens où le geste correctif n’est que ré-informationnel (le poids d’une aile de papillon décrit par les Poyettistes) en éliminant la majeure partie des symptômes douloureux et leurs récurrences. Pour terminer, la somatopathie reprend les exacts fondements énergétiques et tactiles du fondateur de l’ostéopathie Andrew Taylor STILL ignorés et laissés volontairement de côté aujourd’hui dans l’ostéopathie classique qui a une vision plus mécaniste, articulaire et vertébrale du corps.

À l'esprit est demandé de découvrir le lien entre physique et spirituel

I. Création de la somatopathie

a) La notion de relation

Pierre-Camille VERNET est  le fondateur de l’école de somatopathie. Fidèle et authentique à l’enseignement quotidien qu’il a reçu directement de Maurice-Raymond POYET, il a poursuivi dans ses soins ce précepte et cette orientation empathique. Son expérience, sa compréhension clinicienne et personnelle l’ont amené à une vision novatrice : la notion de relation. En effet, cette dernière est prépondérante dans toute forme de vie. Elle se retrouve comme pierre angulaire, à chaque étape évolutive individuelle, de tout être humain : avant même la conception de toute personne, la relation se crée d’abord entre ses propres parents. Pierre-Camille Vernet a tout au long de ses différents traitements, approfondi ses connaissances intuitives et sensorielles, et remarqué que parfois, des lésions une fois rééquilibrées, figent temporairement dans leur profondeur certaines zones méningées que Maurice Raymond Poyet avait d’ailleurs répertorié comme « mouvements pervers ». 

b) La somatisation des émotions

Ces fixités, somatisées sous forme de mémoire tissulaire (ex : une peur de mort pour soi ou pour les autres survenue au moment d’un accident), situées dans les parties les plus centrales de la structure tout autour du tube neural, expriment en fait des stress primitifs, profonds mécanismes adaptatifs de survie mis en place pendant la période de l’embryogénèse. Ces tensions méningées ont les mêmes incidences adaptatives et organisationnelles de compensation du corps tout entier que nous avons citées plus haut. En effet, les méninges sont en continuité, de tout le péricrâne à chaque foramen crânien (orifices pour les nerfs, les vaisseaux etc.). Elles sont aussi au cœur du système immunitaire par l’intermédiaire du réseau lymphatique (Antoine LOUVEAU. 2015). 

Par l’intermédiaire des fascias, ses fixités ou zones figées apparaissent sur toute la structure corporelle de l’individu de la même façon qu’un choc traumatique, mais sur un autre niveau d’organisation : le système émotionnel provoquant ces modifications tissulaires, le cerveau inconscient ne fait aucune différence entre une souffrance physique ou émotionnelle. Tant que ces altérations relationnelles inconscientes, vécues ou transmises, n’auront pas été transformées par un changement d’état de conscience modifié par la somatopathie ou par l’hypnose, permettant à la personne de faire un lien au plus profond d’elle même, une récurrence de plus en plus systématique et douloureuse des symptômes pourra éventuellement apparaître, quand des évènements similaires, apparemment sans aucun rapport, déclencheront une réactivité adaptative disproportionnée émotionnelle et corporelle. Car ces stress, ces ruptures de relation, la violence des évènements peuvent également se transmettre de génération en génération engendrant des fixités différentes sur le centre ou bien sur la périphérie de la structure crânienne (fixités centrifuges ou centripètes) de la personne ou de ses descendants. Cela laisse des traces tissulaires palpables. Elles peuvent produire au fil du temps des sur-adaptations, et l’installation de pathologies adaptatives de plus en plus profondes. D’occasionnelles, elles deviendront permanentes, de plus en plus structurelles, voire organiques puis comportementales : l’événement réel vécu par un aïeul s’éloignant avec le temps, engendrera des symptômes et des déséquilibres chez ses descendants face à des événements similaires et répétitifs. C’est comme si une mémoire inconsciente était à l’œuvre en déclenchant chez le descendant un stress augmenté alors que les évènements réels, analogues et actuels vécus par lui-même, sont moindres. 

Ce concept novateur de Pierre Camille Vernet a d’ailleurs été confirmé par des expériences en laboratoire en 2014, à l’école de médecine de l’université d’Emory à Atlanta en Géorgie : des chercheurs se sont aperçus qu’une souris stressée pouvait re-transmettre son stress de façon épigénétique jusqu’à la 5ème génération, sans aucune relation avec ses descendants et sans qu’aucun gène ne soit muté : simplement les inhibiteurs et activateurs de certains gènes se comportent de façon aberrante et créent certaines anomalies, ce sur plusieurs générations. Les réactions de la 5ème génération de souris, n’étant plus que comportementales et incohérentes avec la réalité de l’environnement (stress permanent, prise de poids, comportement erratique, diabète etc.).

II. Cartographie symbolique du corps

a) La symbolique crânienne

Pendant 20 ans et de façon collégiale avec quelques collaborateurs, Pierre Camille Vernet a répertorié une symbolique crânienne en découvrant une multitude de niveaux d’organisation dans les changements tissulaires crânien qui retracent une forme de mémoire corporelle inscrivant chez la personne les modes relationnels : non seulement dans le propre vécu du patient (zones figées du crâne + sutures en lésion) mais aussi au fil du vécu des différentes générations familiales (zones figées sans sutures, puis organes intrinsèques). Il acquit une compréhension particulière, sur la souffrance individuelle non exprimée qui se retrouve ainsi somatisée par ces fixités tissulaires dans le corps du patient ou dans celui des générations suivantes.  Ce qui l’a amené à cette façon de pratiquer est en partie dû à ses innombrables expériences de soins, mamans/bébés conjoints dans leur lien fusionnel et également d’avoir soigné de nombreux groupes familiaux. 

Des découvertes récentes (neurosciences, 2011) tendent à corroborer cette observation. En effet, selon Dr. Boris Cyrulnik, neuropsychiatre bien connu : « des perturbations émotionnelles de la mère pendant son dernier mois de grossesse modifient physiquement la structure du cerveau de son bébé. La conséquence : une difficulté ultérieure (tendances suicidaires, à l’adolescence tout particulièrement) à gérer des émotions, anodines pour qui n’a pas eu à souffrir indirectement de ces stress maternels »

b) Correspondances corporelles en somatopathie

Pieds / crâne

De même que Maurice Raymond Poyet découvrit le clavier énergétique au sacrum, Pierre Camille Vernet élabora une correspondance entre les pieds et le crâne : par un toucher ré-informationnel du même ordre que la méthode Poyet les zones figées dure mériennes et les sutures crâniennes se rétablissent parfaitement au niveau informationnel. Certaines émotions non exprimées peuvent alors émerger à la conscience du patient et l’amener progressivement à la compréhension intuitive et consciente dans le temps. Ces corrections libèrent progressivement ces peurs récurrentes, dés-aliènent en partie les comportements familiaux nocifs devenus inadaptés à la situation actuelle du patient et par voie de conséquence éliminent définitivement les symptômes douloureux dans le respect de sa propre écologie physique et émotionnelle. À cet endroit le somatopathe peut intervenir dans une verbalisation symbolique parcimonieuse adaptée à la personne sans obligation aucune.

Mains / système organique

Pierre Camille mit également au point la correspondance entre les mains et le système organique sur un niveau transgénérationnel plus profond (évènements vécus par les grands parents où les arrières grands parents mais retransmis sans connotations émotionnelles) avec des résultats probants. Cette correction agit sur des fixités centripètes des organes situées sur le hile. Serge Maniey a pratiqué ces soins de façon expérimentale pendant de nombreuses années en collaboration avec des acupuncteurs distincts, confirmant pleinement la modification en profondeur des différents pouls. Comme Maurice Raymond Poyet, Pierre Camille Vernet est aussi un véritable précurseur.